Viger, Robert PhD- Chercheur régulier


Professeur titulaire- Université Laval

(1) Axe reproduction, santé de la mère et de l'enfant, Centre de recherche du CHU de Québec

(2) Département d'obstétrique, gynécologie et reproduction, Faculté de médecine

Directeur du CRDSI

Intérêts de recherche

Les dysfonctions du système reproducteur représentent une condition médicale fréquente. Les problèmes varient de différences dans le processus de déterminisme sexuel jusqu’à l’infertilité féminine et masculine. La recherche est donc essentielle pour mieux comprendre, diagnostiquer, traiter et éventuellement prévenir ces problèmes qui, pour plusieurs personnes et couples, peuvent être dévastateurs. Mon programme de recherche vise donc à mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui contrôlent la fonction reproductive animale et humaine. Notre but est de fournir les fondements nécessaires pour le développement de nouvelles thérapies qui pourraient éventuellement être utilisées pour améliorer la santé reproductive et donc la qualité de vie de tous.

Voir détails des intérêts de recherche sous l'onglet ¨information complémentaire ¨

Expertises

Détermination des sexes Expression génique Hormone Reproduction Transcription

Centre de recherche du CHU de Québec (CHUL)

2705 boul. Laurier
Québec (QC) Canada
G1V 4G2
(418) 656-4141 poste : 46159
Fax : (418) 654-2783
robert.viger@crchudequebec.ulaval.ca

ÉTUDES POSTDOCTORALES: Molecular Endocrinology, Institut de recherches clinique de Montréal (Montréal, QC, Canada)

DOCTORAT: Pharmacology and Therapeutics, Université McGill (Montréal, QC, Canada)

BACCALAURÉAT: Biochemistry, Université McGill (Montréal, QC, Canada)

 




co-direction
Nenonene, Karen - Maîtrise - Études en cours
Sujet :

Détermination du rôle de la protéine du X-fragile (FMRP) dans l’ovaire  


1 projets les plus récents

  • Regulation and mechanism of action of transcription factor GATA4 in reproduction

De façon plus précise, mon laboratoire est intéressé par les mécanismes de régulation transcriptionnelle de gènes impliqués dans les processus de détermination sexuelle (c'est-à-dire la formation d’un testicule ou d’un ovaire) et de différenciation sexuelle (c'est-à-dire mise en place des tractus génitaux internes et externes et donc l'établissement du sexe phénotypique mâle ou femelle) chez les mammifères. Nous sommes également intéressés à comprendre le contrôle transcriptionnel de l'expression génique des gènes gonadiques, et ce, surtout dans les cellules somatiques du testicule (cellules de Sertoli et cellules de Leydig) où nous avons une plus grande expertise. Au cours des dernières années, notre objectif principal a été de comprendre les rôles physiologiques joués par la famille des facteurs de transcription GATA. En raison de leurs rôles bien établis dans d’autres tissus tels le coeur et le système digestif, nous avons proposé que les facteurs GATA pourraient jouer des rôles tout aussi importants dans la régulation du développement et de la fonction des gonades. En utilisant des méthodologies classiques de la biologie moléculaire (caractérisation de promoteurs de gènes) et l’utilisation de divers modèles de lignées cellulaires, nous avons contribué de manière significative à une meilleure compréhension des gènes et des réseaux de gènes ciblés par les facteurs GATA. En fait, le champ d’action des facteurs GATA inclut maintenant les gonades où ils contrôlent le développement précoce du testicule et de l’ovaire, la différenciation sexuelle, et la stéroïdogenèse. Au cours de ces processus, les facteurs GATA et notamment GATA4 régulent une multitude de gènes. Ceux-ci comprennent ceux qui sont exprimés tôt dans le développement des gonades (Sox9, Amh, Dmrt1) et ceux qui agissent plus tard dans les gonades foetales et adultes (Inha, Star, CYP11A1,CYP19A1, et bien d'autres). Nous avons des résultats récents que GATA4 est un régulateur maître de la stéroïdogenèse où ses actions sont semblables à celle du récepteur nucléaire SF-1/NR5A1. Il est connu que des déficiences dans la fonction de certains facteurs GATA sont associées à certaines maladies humaines et nous croyons qu’il en sera de même pour le système reproducteur. Nos récents travaux ont déjà mis en évidence une implication potentielle pour ces facteurs dans plusieurs pathologies dont le cancer du sein, l’endométriose, le syndrome polykystique ovarien et des cas de réversion sexuelle associés à une insuffisance de production de AMH. Ainsi, nous espérons pouvoir appliquer les résultats de nos travaux à développer de nouvelles thérapies pour le traitement et la prévention de ces pathologies de même que d’autres maladies qui affectent la santé reproductive.

En continuant sur cette lancée, nous sommes maintenant très intéressés à définir :  1) le sous-ensemble des gènes qui sont des cibles directes pour les facteurs GATA (c'est-à-dire ceux qui nécessitent une liaison GATA directe) et 2) la façon dont les gènes GATA sont eux-mêmes régulés (au niveau transcriptionnel et post-traductionnel). Les techniques de biologie moléculaire classiques que nous avons exploitées dans le passé imposent des restrictions sévères à l'égard de notre nouvelle série de questions. Mon laboratoire a donc récemment adopté et employé le système d’édition du génome CRISPR/Cas9 pour générer une série de mutations ponctuelles directement chez la souris qui ciblent soit des sites de modifications post-traductionnelles ou des motifs de liaison GATA dans la région promotrice de certains gènes cibles. L'application de la technologie d’édition du génome comme le système CRISPR/Cas9 a ouvert la porte à des études qui peuvent maintenant aller au-delà des études en reproduction limitées à la régulation des gènes in vitro en permettant l'analyse directe des gènes cibles et plus important encore, la mise en place de réseaux de régulation génétique hiérarchique plus précis dans un contexte in vivo.